Ituri : Devant le premier ministre, les couches socio-politiques optent pour la levée de l’état de siège

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Le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a quitté la ville de Bunia ce jeudi, 22 septembre après avoir passé plus de 24 heures au chef-lieu de la province de l’Ituri où il était en mission pour réévaluer pour la troisième fois, l’évolution de l’état de siège, régime spécial en cours d’application dans la province de l’Ituri depuis le mois de Mai 2021.

À l’issu de ces consultations, il s’avère que la plupart des couches socio-politiques de l’Ituri ne jurent que pour la levée “immédiate” de l’état de siège vu son inefficacité sur terrain.

Nous l’avions déjà dit à maintes reprises que l’état de siège a prouvé ses limites. Nous croyions qu’il nous a ramené des solutions dans sa valise parceque tout a été déjà dit sur l’évaluation de l’état de siège qui a prouvé sa limite. La solution aux problèmes de l’Ituri c’est la paix. Il y a de cela plus de trois mois que l’Ituri ne vit plus au rythme de l’état de siège, il n’y a plus des militaires en Ituri, tout est redevenu à la normale comme si on n’était pas dans un régime spécial”, a déclaré Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri à Bunia-info24.com.

Même son de cloche de la part des élus provinciaux de l’Ituri qui estiment qu’il est temps de mettre fin à l’état de siège qui ne produit pas de fruits attendus depuis qu’il a été décrété par le chef de l’État.

Certains notables de l’Ituri se sont aussi joints aux députés et forces vives en demandant la levée de l’état de siège. Ils ont décrié le fait que plusieurs tueries continuent à être enregistrées malgré la signature des actes d’engagements unilatéraux de cessation des hostilités par les groupes armés CODECO et FPIC.

Rappelons que malgré la signature des actes d’engagements unilatéraux de cessation des hostilités par certains groupes armés, des exactions et attaques contre les civils sont encore enregistrés dans plusieurs entités de la province de l’Ituri obligeant certains à se déplacer pour leurs sécurités.

Rédaction


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