Ituri : “Nous croyons que la MONUSCO doit partir mais après avoir achevé son mandat” (Gentil Kaniki)

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Le président du conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri, Gentil Kaniki, se dit “contre” des manifestations violentes qui s’observent à ce jour dans les entités de la province du Nord-Kivu pour réclamer le départ “brutal” de la MONUSCO de l’Est de la République Démocratique du Congo.

Dans une interview accordée à Bunia-info24.com ce mercredi, 27 juillet 2022 après un échange avec les leaders des différents structures de la jeunesse, ce dernier pense que la MONUSCO ne devrait partir de la RDC que lorsqu’il y aura la paix.

“Nous savons qu’aujourd’hui, il y a tensions pour le départ de la MONUSCO. Nous croyons que la MONUSCO doit certainement partir mais après avoir clôturé sa mission et après avoir achevé correctement son mandat comme nous sommes en train de voir dans d’autres provinces parce que si la paix est là, la MONUSCO emballe ses affaires”, a dit Gentil Kaniki, le président du conseil provincial de la jeunesse.

Des violentes manifestations pour réclamer le départ de la MONUSCO sont signalés depuis le lundi, 25 juillet à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, et dans d’autres entités de cette province. Gentil Kaniki appelle les manifestants à user des voies pacifiques pour présenter leur indignation au gouvernement congolais qui signe le contrat avec les organisations internationales en vue d’obtenir le départ de la MONUSCO.

“Le souci pour nous ce que si jamais on a des revendications, ce n’est pas prendre la voie de la violence. On doit prendre des voies responsables pour pouvoir présenter l’indignation de la jeunesse au gouvernement sur le comportement de telle ou telle autre organisation”, a t-il renchéri.

Des soulèvements populaires signalés depuis trois jours dans les entités de la province du Nord-Kivu pour réclamer le départ de la MONUSCO, ont déjà fait des dizaines de blessés et de morts dans le camp de manifestants et des agents de la MONUSCO, selon les sources officielles.

Cependant, le gouvernement congolais a recemment interdit les manifestations violentes contre la MONUSCO tout en précisant que les auteurs de ces attaques seront bientôt arrêtés et mis à la disposition de la justice pour répondre à leurs actes.

Rédaction


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