Ituri : Pascal Kakoraki appelle le gouvernement à retracer sa politique sécuritaire pour mettre fin aux tueries

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Le ministre provincial Pascal Kakoraki en veilleuse, ayant à sa charge le plan, budget, porte-feuille et investissement appelle le gouvernement à retracer sa politique sécuritaire pour mettre fin aux barbaries des groupes armés contre les civils dans les territoires de Djugu et Irumu en province de l’Ituri.

En effet, la situation sécuritaire qui s’était améliorée dans ces deux territoires après la signature du cessez-le-feu par les groupes armés CODECO et FPIC s’est encore détériorée ce dernier temps à cause de la reprise des violences contre les civils, ce qui inquiète le ministre Pascal Kakoraki.

“Il revient au gouvernement de la République à travers ses services de défense et de sécurité de pouvoir protèger les populations. Nous lançons ce vibrant appel au gouvernement congolais à pouvoir mettre en déroute tous les groupes armés tant étrangers que nationaux qui endeuillent notre population”, a dit ce ministre provincial et élu du territoire d’Irumu.

Tout en saluant la prise de conscience des groupes armés qui ont opté pour la paix en signant l’acte d’engagement de cessation des hostilités, Pascal Kakoraki condamne la léthargie constatée dans la mise en action du programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS) qui doit prendre en compte la situation des groupes armés ayant adhéré au processus de paix. D’où, il demande au gouvernement d’en tenir compte en urgence, pour une prise en charge effective de ces groupes armés.

“Ce programme traine parce que ça fait bientôt deux mois depuis qu’ils ont signé. Qu’est-ce que l’État congolais dit? Est-ce que leurs cahiers de charges ont été pris en compte ou non? Cette lenteur inquiète énormément en observant ce qui se passe sur terrain, les groupes armés se rabattent maintenant sur les populations pour avoir à manger. Sur leur passage, c’est le financement indirect”, s’inquiète t-il.

Signalons que plus de trente (30) personnes ont été tuées en moins de 72 heures par les groupes armés locaux notamment CODECO et Zaïre dans le territoire de Djugu. A cela s’ajoute une vingtaine d’autres tuées par les rebelles ADF dans le territoire d’Irumu.

Joël Heri Budjo


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